La mort de l’âme pour l’innovation
Le feu métallisé
L’obus, le char le mythe railleur
L’eau qui coule dans mes veines quelque chose
Cloche je ferme les yeux coule, coule la Seine
Elle le masque ami en littérature
Prétexte le repère en lisière de frontière
Au-delà des mots de la langue
Et si elle, figure
Corps femme et âme un personnage vivant
Une succession de luttes d’histoires
La vie banale une vie tranchée
Une trace un espace réduit aux contours du masque
De la trace à l’absence de trace
De l’absence distante au masque le néant omniprésent
Baille corps liquide espace du vide
Eternité blanche et plâtre sous les doigts de celui qui
Trace l’espace des doigts qui se
Glissent dans les traits la marque du visage
Un trait continu qui se lève une pause
La plume un crayon un quart de silence le temps
D’une lettre morte
D’histoire, d’amour, d’aller en retour
Inlassable inéluctable
Point
Du masque qui fait la main de l’artiste
Jaillit un froid hivernal
Une clarté sépulcrale
La main parle et le voile ferme les yeux
Une main anonyme risque le masque sur la peau froide qui sourit
Les yeux paupière les yeux regard
En dessous au dessus de la toile transcendé par le temps
Le rêve vivant l’image figée
La conscience endormie l’instant sublimé
Funeste pied de nez d’être femme je crève
Quand la destinée caresse la main elle murmure
Tais moi et peut-être seras
Une trace une masse habitée
Je te suis je te tais tu es éternité
L’eau qui coule la main qui ne renonce
Enonce le non sens et l’éveil d’une vie
Vaine
 
Yves Doazan - décembre 2014